Nouvelle édition de La mèche de guerre

Mercredi, avril 17, 2013 Publié par tataie

LA MÈCHE DE GUERRE DES MAC DONALD vient de se libérer de son précédent éditeur. Elle est à présent publiée sous 2 tomes, dans le catalogue de Thebookedition .

Copiez ce lien pour accéder directement à la page du catalogue :

http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=nathalie+dougal


4e de couverture :

Novembre 1688. Le Hollandais William d’Orange envahit l’Angleterre et force le roi catholique James Stuart à l’exil. Hostile au papiste, les Anglais couronnent le Hollandais. Mais en Écosse, les clans prennent les armes pour rendre le trône aux Stuart.

Jeunes mariés, Iain Mac Donald – fils du douzième chef de Glencoe - et l’intrépide Eiblin d’Achtriochtan rejoignent la révolution jacobite

Mais la guerre civile se déchaîne bientôt dans les Hautes Terres d’Écosse. Les troupes d’élites du roi William d’Orange marchent vers Glencoe et les navires de guerre canonnent les clans des îles.

Entre défense du territoire, pillages de village et batailles d’envergure, Eiblin et Iain seront de tous les combats et sur tous les fronts. Ils ne reculeront devant aucun sacrifice pour la sauvegarde de leur clan, pas même celui de leur honneur, voués à l’opprobre et au bannissement.


4e de couverture :

Après deux ans de guerre civile, le chef du clan Donald de Glencoe a prêté serment d’allégeance au roi William. Son clan est désormais placé sous la protection de la garnison de Fort William. Eiblin et Iain sont satisfaits de la paix retrouvée et rêvent d’un avenir prospère.

La sérénité du couple est toutefois de courte durée. En février 1692, deux compagnies du régiment d’Argyll marchent sur Glen Coe. Les militaires réclament l’hospitalité du clan, en attendant l’ordre d’attaquer les Mac Donald de Glengarry demeurés hostiles au roi William.

Eiblin et Iain ne peuvent rester indifférents à ce projet. Deux semaines durant, ils divertissent les soldats tout en organisant la sauvegarde de leurs cousins Mac Donald.

Les augures sont funestes cependant : la banshee du clan – messagère de mort – a été aperçue, lavant un linceul dans la rivière Coe. Le soir du 12 février, le capitaine Campbell de Glenlyon reçoit l’ordre tant redouté.

Illustrations de couvertures : Christian De Metter


Liste des Personnages du roman par ordre alphabétique :

Les personnages marqués par une astérisque ont été cités en tant que mère, sœur, fils ou serviteurs, dans les rapports concernant ‘‘l’Affaire Glencoe’’. Leur nom n’apparaît cependant dans aucun registre, j’ai du les renommer pour les intégrer au récit.

Les Mac Donald de Glencoe :
Achnacon, Allistair. Tacksman du village d’Achnacon. Frère de John et d’Eiblin d’Achtriochtan.
Achtriochtan, Iain. Tacksman du village d’Achtriochtan. Père d’Achnacon, John et Eiblin.
Deirdre* ( ? – 1692), de Keppoch. Soeur du 16e chef du clan Donald de Keppoch. Epouse de Glencoe.
Eiblin ( ? – 1708 ?), d’Achtriochtan. Soeur d’Achtriochtan et d’Achnacon. Epouse de Iain.
Elspeth ( ? – 1692), née Stewart d’Ardshiel. Epouse d’Alasdair.
Glencoe, Alasdair (1630 – 1692). 12e chef du clan Donald de Glencoe.
Iain (1657-1714). Fils aîné de Glencoe. Epoux d’Eiblin.
Isobel* ( ? – 1692). Fille de Glencoe. Soeur de Iain et de Sandy
John / Achtriochtan ( ? – 1692). Frère d’Eiblin et d’Achnacon.
Mairi*. Devineresse et guérisseuse de Glen Coe.
Riona*. Servante de Iain et d’Eiblin.
Ronald* ( ? – 1692). Fils de Iain et d’Eiblin.
Sandy (1663 – 1707). Fils cadet de Glencoe. Frère de Iain. Epoux d’Elspeth d’Ardshiel.

Personnages fictifs :
Abigail. Compagne de Malcolm.
Brenda. Amie d’enfance de Iain et Duncan.
Duncan. Ami d’enfance et gillie de Iain.
Malcolm. Frère de lait et gillie d’Eiblin.
Neil. Epoux de Riona. Petit-fils de Mairi. Gillie de Iain.
Wilma. Membre du clan.

Autres personnages :
Alasdair-Dubh Mac Donald ( ? -1721). Fils du 10e chef du clan Donald de Glengarry.
Barbara Mac Donald. Fille de Sleat. Epouse de Keppoch.
Cannon, Alexander. Officier de cavalerie, élu à Blair par les jacobites pour succéder à Dundee.
Donald Mac Donald ( ? – 1689). Fils d’Alasdair-Dubh. Petit-fils du 10e chef du clan Donald de Glengarry.
Donald Og Mac Donald ( ? – 1718). Fils du 10e chef du clan Donald de Sleat.
Dundee, John Graham de Claverhouse (1649 ? – 1689), vicomte de Dundee. Meneur du soulèvement jacobite.
Keppoch, Coll Mac Donald (1664 ? – 1729). 16e chef du clan Donald de Keppoch.
James Stuart (1633 – 1701) II d’Angleterre, VII d’Ecosse. Roi de Grande-Bretagne de 1785 à 1688.
Lochiel, Ewen Cameron (1629 – 1719). Chef du clan Cameron de Lochiel.
Mary, née Douglas. Epouse du 10e chef du clan Donald de Sleat.
Robert Stewart / Appin ( ? – 1730 ?). Fils du 8e chef du clan Stewart d’Appin.
Sleat, Donald Mac Donald ( ? – 1695). 10e chef du clan Donald de Sleat.
William d’Orange (1650 – 1702). Roi de Grande-Bretagne de 1688 à 1702.

Lire le début du roman

Mercredi, juin 1, 2011 Publié par nathalie-dougal

Lisez gratuitement les 60 premières pages du roman historique « La mèche de guerre des Mac Donald » de Nathalie Dougal

1000 ans avant les Mac Donald

Mercredi, juin 1, 2011 Publié par nathalie-dougal

1200 à 700 av. Donald

Comme la Völuspá, j’aurais aimé débuter mon récit par « au commencement, il n’y avait rien… ».  Mais à l’époque où les romains entreprirent la colonisation de la Calédonie, une confédération de tribus (peut-être d’origine indo-européenne) y était déjà solidement implantée.

Dans son éloge panégyrique, Eumenius décrivit cette peuplade tels des barbares combattant nus, hommes et femmes mêlés, le corps entièrement peint ou tatoué. Les légions romaines furent, quant à elles, si impressionnées par leur férocité que pour s’en protéger, elles construisirent deux murailles fortifiées – le mur d’Hadrien, puis le mur d’Antonin – courant de la côte est à la côte ouest de l’île de Bretagne.

Il est difficile d’imaginer qu’entre le Ier et le Ve siècle, les romains n’aient jamais tenté d’en savoir plus sur ces tribus… Il est également surprenant que le nom de ce peuple soit absent des annales scots, à moins que ces derniers aient souhaité effacer le souvenir d’un odieux massacre*…

Toujours est-il que de l’existence de ce peuple farouche, il ne demeure aujourd’hui aucune trace de coutumes, de divinités ou même de fonctionnement de société. Il ne subsiste que des motifs gravés sur des rochers ainsi que deux à trois noms de héros vaincus et tardifs.

Devinette historique : puisque leur nom véritable nous est inconnu, pouvez-vous me citer les substantifs latin et gaélique couramment utilisés pour désigner ces tribus ?

* A découvrir : « la trahison de MacAlpine ». Légende selon laquelle le roi Kenneth Ier fit assassiner ses invités pendant un banquet, alors même qu’ils étaient venus négocier un accord de paix.

700 ans avant Donald

Mardi, mai 31, 2011 Publié par nathalie-dougal

Comme nous l’avons vu dans la précédente devinette, les Romains ont tenté d’envahir la Calédonie, puis de se protéger des tribus pictes en bâtissant deux murailles.

Malgré la peur panique qu’elle inspirait, la confédération picte jugea insuffisants leur nombre de guerriers et firent régulièrement appel à des mercenaires Scots, originaires d’Ulster (Irlande) pour renforcer leur armée.

Lorsqu’au Ve siècle, les Romains désertèrent les postes frontières, les Pictes remercièrent ces combattants étrangers en leur offrant un territoire, connu  sous le nom d’Argyle ou Argyll (Earra-Ghàidheal, la côte des Gaels).

Cette terre était vaste et fertile. Et les Scots s’y plurent tant et si bien qu’ils invitèrent leurs familles, parents et amis à s’y installer.

Ainsi, l’Argyle devint une colonie d’Ulster jusqu’à la fin du Ve siècle – époque où le territoire d’Antrim se désolidarisa de l’Ulster et forma avec l’Argyle un nouveau royaume.

Devinette historique : comment s’appelait ce nouveau royaume ?

De Dalriada à Alba

Lundi, mai 30, 2011 Publié par nathalie-dougal

fort DunaddC’est à la fin d Ve siècle que le clan Colla – descendant du Haut-Roi d’Irlande Colla Uais (r. 322 à 326 ap. JC) et ancêtre des Mac Donald – apparut dans l’Histoire.

Sans doute participa-t-il à l’avènement de Dalriada. Toujours est-il que le clan Colla s’installa en Argyle auprès du roi Fergus Mór mac Eirc pour qui fut érigé le fort de Dunadd.

A cette même période, l’émigration des gaels d’Irlande redoubla, si bien que « Côte Gaelle » devint bientôt trop exiguë pour tous les contenir.

Dès lors, les sujets de Dalriada s’installèrent au delà des frontières d’Argyle, en empiétant sur les territoires pictes. Débutèrent ainsi les premières querelles de voisinage, les hostilités, les guet-apens, puis les guerres.

A cette époque, les pictes se remettaient à peine de cinq siècles d’affrontements contre les Romains. Face aux gaels toujours plus nombreux, ils ne purent que battre en retraite, être assimilés ou massacrés.

Aussi, un siècle après la fondation de Dalriada, l’intégralité des îles Hébrides intérieures et des Highlands furent annexés à Argyle.

Une conquête lente se poursuivit jusqu’au IXe siècle. En 842, Kenneth MacAlpine s’accapara les derniers territoires pictes en fondant un nouveau royaume, Alba, aux frontières comparables à celles de l’actuelle Ecosse.

Devinette historique : lorsqu’en 841, Kenneth MacAlpine anéantit la résistance picte, lui fut décerné un surnom à la hauteur de sa barbarie. Quel est-il ?

Forteviot

Dimanche, mai 29, 2011 Publié par nathalie-dougal

En 842, Kenneth MacAlpin (le 1er roi d’Ecosse) fonda le royaume d’Alba sur un territoire qui englobait le nord de l’île de Bretagne jusqu’à la rivière Forth et l’estuaire de la Clyde.

Afin d’asseoir son autorité sur les quelques survivants pictes, il s’empara de leur symbole royal et s’établit dans le palais de leurs souverains, à Forteviot (près de la ville de Perth, dans les Lowlands).

C’est ainsi que l’ancienne forteresse de Dunadd fut abandonnée, et que le contrôle du territoire d’Argyle fut remis au clan Colla (ancêtres des Mac Donald).

Devinette : le symbole royal picte sur lequel fut couronné Kenneth MacAlpin existe toujours. Quel est-il et comment s’appelle-t-il ?

SUDOREY

Samedi, mai 28, 2011 Publié par nathalie-dougal

Malgré la soumission des survivants pictes, le royaume d’Alba ne connut pas la paix. Au IXe siècle, la société viking était en pleine expansion commerciale et territoriale. Après les combats entre Scots et Pictes, l’Alba subit les attaques dévastatrices et régulières d’immenses flottes provenant du Danemark, de Suède et de Norvège.

Tel le Carolingien Charles le Simple qui offrit la Neustrie (Normandie) aux vikings, en 1098, le roi d’Alba/Scotia, Etgard Mac Malcolm (petit fils du Duncan assassiné par MacBeth), céda à Magnus de Norvège, environ le tiers de son territoire en contrepartie de l’arrêt des pillages.

Pour la petite histoire, Etgard MacMalcolm défia Magnus de Norvège en lui accordant toutes les terres que le viking pourrait fouler en une journée. Magnus aurait alors embarqué sur un herskip (drakkar très effilé conçu pour la vitesse). Puis, de l’aube au crépuscule, il aurait abordé toutes les côtes de l’ouest Ecossais, depuis Caithness jusqu’à la pointe de la péninsule de Kintyre, en passant par l’ensemble des îles Hébrides.

Tandis qu’une telle traversée tiendrait – même pour des vikings – de l’exploit maritime, nous pouvons douter de la véracité de ces faits. Toujours est-il que le territoire d’Argyle (offert par les Pictes aux mercenaires Scots, au Ve siècle) fut intégré au nouveau royaume de Magnus. Dès lors, les membres du clan Colla (ancêtres des Mac Donald) devinrent les sujets de rois vikings, …, se marièrent avec leurs parentes, fondant ainsi une puissante dynastie de Gall-gaels (sang-mêlés).

Devinette : c’est à l’époque des invasions vikings qu’apparut un des principaux emblèmes de la nation écossaise. Quel est-il et quelle est son histoire ?

Somerled REX INSULARUM (le grand-père de Donald)

Vendredi, mai 27, 2011 Publié par nathalie-dougal

Comment les gaels des Highlands et des îles Hébrides réagirent-ils à la fondation de Sudorey ?

Comme évoqué dans l’article précédent, les gaels issus des clans les plus puissants saisirent l’opportunité d’unir leurs héritiers à la noblesse viking.

Ainsi Gille-Adomnan d’Argyle épousa en deuxième noce Maria Hardraada Haraldsdatter. Son fils Gille-Bride se maria à Helen Sigurdottir.

Les petits clans, quant à eux, subirent la souveraineté viking et les paiements d’impôts (dont le refus était puni par le pillage) tel un fléau. Nombreux quittèrent les bords de mer pour se réfugier à l’intérieur des terres, à l’abri des montagnes.

Sans doute les gaels les plus modestes auraient-ils fini par disparaître, si le courroux du roi Olaf Bitling (surnommé le Rouge) n’avait pas conduit un jeune prince d’Argyle, un gall-gael (sang-mêlé), à se dissimuler auprès d’eux.

Ce jeune homme s’appelait Somerled Macgillebride, et avait 17 ans quand il prit la tête d’une armée de souverainistes gaels. Moins rebelle que désespéré, il se lança dans une véritable guérilla contre Olaf Bitling, et prit peu à peu le contrôle des territoires d’Ardgour, du Morvern et de Mull.

L’intelligence de Somerled, ses origines mi-gaelle mi-nordique, ainsi que ses qualités de chef de guerre éveillèrent curiosité, puis la sympathie des sujets de Sudorey, qui virent en lui un héros des temps nouveaux. Les jarls et les chefs de clan lui apportèrent leur soutien. Sentant son autorité menacée, Olaf Bitling fut contraint de lui céder sa fille en mariage et de lui offrir un territoire franc, la péninsule de Kintyre.

C’est ainsi qu’en 1140, Somerled devint roi de Kintyre, puis roi des îles, en 1156 (deux ans après la mort d’Olaf Bitling) - REX INSULARUM – ce qui incluait l’ensemble des Hébrides et Man.

Les vingt-quatre années de règne de Somerled furent un exemple de justice, d’ouverture d’esprit et de partage entre les communautés gaelles et vikings. Pendant cette période, le norrois et le gaélique se combinèrent pour aboutir au Gàidhlig (le gaélique écossais). Le commerce s’intensifia dans les comptoirs. Des technologies orientales ou seulement exploitées par les écclesiastiques devinrent usages courants.

Devinette : pendant le règne de Somerled (1113-1164), apparurent deux autres symboles identitaires de la nation écossaise. Quels sont-ils ?

Les seigneurs des îles (oncles et tante de Donald)

Jeudi, mai 26, 2011 Publié par nathalie-dougal

Le charismatique et grand tacticien roi des Iles, Somerled MacGillebride, fut assassiné dans sa tente, le 1er janvier 1164, à la veille de la bataille de Renfrew qui l’opposait au roi d’Ecosse, Malcolm IV.

Son fils aîné, Gille-Callum, qui ne parvint pas à se montrer aussi bon chef de guerre, mourut le lendemain, à la tête d’une immense armée déstabilisée.

Cette défaite (considérée par les Ecossais comme une des plus belles victoires militaires, cf. : l’article intitulé « Lowlanders ») marqua la fin du royaume indépendant et prospère des Iles. Lors du traité que durent signer les MacSomerled, les Highlands et les îles Hébrides furent rattachées à l’Ecosse.

Devenus sujets Ecossais, les trois fils de Somerled : Dughall (Dougal), Ragnald (Reginald) et Aonghus (Angus) se partagèrent néanmoins de ces vastes territoires sur lesquels ils fondèrent leurs propres clans.

Une de leurs soeurs, Beatrix, professa quant à elle en tant qu’abbesse, dans le plus grand centre religieux, historique et restauré, de l’ancienne Eglise Celtique.

Devinette : De ce centre religieux, serait issu un chef-d’oeuvre médiéval aujourd’hui exposé au Trinity College de Dublin. Où se situe ce centre ? Et quel est ce chef-d’oeuvre ?

LOWLANDERS vs HIGHLANDERS D’ECOSSE

Mercredi, mai 25, 2011 Publié par nathalie-dougal
carte d'ecosse

A l’époque où Guillaume le Conquérant fut couronné roi d’Angleterre, l’actuel territoire écossais était divisé en deux royaumes. A l’ouest, Sudorey (composé des Highlands, des îles Hébrides intérieures et extérieures) était sous contrôle du roi viking Godred Sigtryggson, vassal du roi de Norvège. A l’est, se trouvait l’Ecosse, gouvernée par le roi Malcolm III, subordonné aux codes ancestraux gaels.

En Ecosse, les dirigeants (du chef de clan au roi) étaient nommés par des électeurs et grands électeurs. Le droit du sang ne prévalait pas sur les qualités humaines. Si un chef ou un roi ne satisfaisait pas à sa charge, il pouvait être destitué. Son rang étant inférieur ou égal à celui d’un magistrat, il était attaqué en justice s’il ne se conformait pas à la loi.

Quant aux terres arables, celles-ci appartenaient collectivement aux membres des clans (pasteurs, paysans, artisans à qui étaient dévolues les fonctions productives). Chaque famille avait droit à une parcelle dont elle pouvait jouir pendant deux à trois ans, au terme desquels elle rendait le terrain pour en recevoir un autre en échange. Les montagnes, les forêts, les marais étaient des biens communs où tout membre d’un clan avait droit d’affouage et de chasse.

Quand les premiers capitaines normands du roi Guillaume d’Angleterre s’installèrent en Ecosse, ils s’exemptèrent des codes gaels et reproduisirent sur leur domaine le système féodal à la Française. Ils fondèrent des seigneuries avec châteaux, métairies et fermages, puis développèrent le commerce avec l’Angleterre. La plupart de ces capitaines étaient jeunes, entreprenants et bien armés, ils semblaient incarner la modernité. Tout naturellement, leur popularité et leur influence grandirent dans le royaume. Les Ecossais de souche se mirent à parler français, à porter des chausses ou des braies. A la cour d’Ecosse, on s’intéressa aux principes de la propriété, ainsi qu’à la suzeraineté / vassalité.

Le royaume d’Ecosse fut converti à la féodalité avec le mariage de la fille aînée du roi Malcolm III avec le fils cadet de Guillaume le Conquérant, en 1100. Grâce à cette alliance, le commerce avec l’Angleterre s’intensifia, occasionnant des échanges non seulement en français mais aussi en langue anglaise.

C’est ainsi que deux siècle plus tard, les Ecossais parlaient anglais, et se soumettaient à une hiérarchie féodale comparable à celle de l’Angleterre.

Quand, à la signature du traité de Perth, le royaume Sudorey perdu par la Norvège, fut rattaché à l’Ecosse, Highlanders et Lowlanders, pourtant de même origine Scot (ancienne tribu d’Irlande), accusaient de profondes différences. Les Highlanders, qui habitaient une terre sauvage, parlaient une mixtion de gaélique et de norrois, portaient le plaid et suivaient les lois claniques gaelles, furent aussitôt considérés comme des arriérés ou des barbares.

A présent, nous pouvons nous interroger sur la dégradation des relations entre l’Ecosse et l’Angleterre. Les raisons sont suffisamment complexes pour ne pas vous demander d’y répondre. Je me contenterai de la question suivante :

Devinette historique:
En 1295, l’Ecosse et la France signaient un traité d’alliance. Comment s’appelait-il et que concernait-il ?

P.S. : puristes et amoureux de l’Ecosse, pardonnez mes raccourcis historiques. Mais il est guère facile de résumer deux siècles en moins de 3 500 signes.

Répondre à la devinette historique